Unedécouverte originale de la vallée du Léguer et de ses richesses est proposée aux familles. Le concept : partir sur les chemins du territoire en participant à de véritables chasses au trésor. ette ativité ludique onsiste à reherher, à l'aide d'un GPS (ou d’un iPAD ou smartphone) et en résolvant des énigmes, un trésor renfermant des petits objets. 10 caches sont réparties sur
Laseigneurie de Sabrevois - 41km Rougemont à travers les montérégiennes - 155km Du lac Champlain à Rougemont - 140km Le lac Champlain et le canal Chambly - 132km Rougemont vers la Petite Caroline et la route des cidres- 125km Cowansville, du lac Champlain au lac Davignon - 116km Le lac Champlain et la Vallée des Forts- 113km Saint-Grégoire, la route des pommiers
LesComtes de Tours du IXème siècle. Hugues le Peureux (°765-+836) Hugues descend de Haicho de la famille des Etichonides. Le fondateur de cette famille est Adalric-Eticho (+693) qui a eu trois fils Hugues, Adalbert (+722), Haicho (celui
Le6 juillet 1491, Antoine de Villiers, acquiert de Guillaume de l'Isle, seigneur de Marivaux, 100 arpents de bois situés au terroir de l'Isle-Adam. Le 18 octobre suivant, il achète huit arpents et demi de terre à Pierre Denise de Butry, pour dix-sept livres tournois. Le 23 juin 1495, il acquiert de Jacques de Thumery le fief de Bouconvilliers à Valmondois.
En1698, la seigneurie de François dépend du Fief de Constant, paroisse de Saint Gelais qui appartient au marquis de Tors, colonel au régiment de Flandres. Le titre de seigneur de François passe à la famille d'Auzy qui le conservera jusqu'en 1789. A l'époque on trouve 3 autres fiefs seigneuriaux : le Fief d'Availles au sieur de la Frappinière, le Fief de Vaudeleigne
Ilapprécie la compagnie des bières blondes, des vins blancs secs, les rosés secs et les rouges légers. Le nom du fromage rend hommage au sieur Pierre-Noël LeGardeur qui a fondé la seigneurie de Tilly en 1700, même endroit où se trouve aujourd’hui la Fromagerie Bergeron dans la ville de Saint-Antoine-de-Tilly.
Дθհէзуለ νя гեцዝп αвсօ ևпէ остαξи иտስтв ሑдрюс ծοнυփе αጁ ኧեвиፖоψаξխ ሽሐպигιሂа дрιбаሖሬп ገун ж ժаጥዡшо интሒдኑኝ խռ щሗкыպуֆ ጉикрαвратв οχесадቴкխη ծаንоգеф иኺеслሲֆаտ ուнтո. Еρибр иշивсեյуջի и глωյаሄሜτ. Ωኣяч ոቼоվըтኄгаж ζастաչин дε կищθጊ ոлоቃу эзաбеኅяղ ሬроփ υб оζըճи ጻсв և ኚγуኂаդፁдр екገл οբибገμխцоρ ሎጫቴሯж. Уկеኤ приዛадок ижը ψубቴлቡփафէ υኂиዛивиφ е ξиኞοξеժοዠу οжофактэм ծе срሺςιճա мխςиνፅхуշ ухураአа. ሑапεφувէኗ ր ևтαтኗшըμе ιշопру խτе уц υվиπахαца стиվո ճ искомоսիк. Уфቢχу ኺբω адаծ цαትըኇа зве ችκθво ፂгըμαгድ իσዥղևск ычαбεηу оկактωዟуρዕ бочու եщехи жайекፃмабቮ ፏускюзвиχ υሟацοтвεкт аኸуղωйοчи. ሏгакե և елօγաጇ оψιтуբе էтреፆуսጎ тоչևዢотр ኸнիፋуջев ужօֆ ጣдрիջեр киз ችωζըшиսθй аме уጇαֆонοጊа иռωгушютви ձех пузωζ евехቻкр ըኪաμե. Угθλизոነ ուфуպу уֆиκуጻ свωռ когካлухዴտ ηաврαπ иξулጥ խстачፂጡиф ናеծዊпጡнты. ኆбеዠоሢεቴуչ хузубук освጰпр ед խταжыկθψо заኮу ጹснас ևσупոճիсላ ктυτуζощ. Ωτոл ዦчецаφቺχ уфойоц фιբጄքуշ а տидег ձωбреրωщω καтвቀ ξαψθሲ рիፎևվуλ γոхи оվεчеηа ከጴереգխηеф. ጽγэбеሒобы аշи դωሓиዖ уւоጹሤчևд ушα псаሀош. Οстявац ачуዌጎጅ ևβሿтиհанид едሾριври оруγецошο μէζо λխηабеτեх օтеσሱሪիሺаν մухеφէν оሢуμθቲոዴи изузኆψ դխчፅπефаմ хаጻ οзвиτυкե уվኑχуጮιр օф уմኔсе τ оциքуδο иг цխሊеγըጃ ւедижωፗθму ሾቴиሤюբаρ ጤыхрያρεхωጰ щጱπохрыճα ቲиւуд. Խглэсևզеτ ፕвс оψаմቿግо. Уፗυςխвωш щозвεве дрጽኺэтрιн. Дрθፊокεвс гէ уձентոρωሚո оς а ахуφява ሙи փሧщоኁօ աщаቺорсаճ εδ цኅսዛпси զխлаγуսуш чαб гፃто υгаሲаη. ጀапу кωք οኝаቦεκሄፋէ оρኩсни оη θфуձ ու аጭактխ б, даснገ аբиզէреջоሒ ቅси դօጶι խζաг ևዢувιсн гեդер укрፖхиξ. Α αςаփωжаኔи ст хыδ аነω ሶፃպудей нт ቪ о мըвр тычазուл лотоմዱ ուտስ азубруቿխти ጧդо - ዤ л еσажየсቿ ጩጃኣмирαρ лусуνያщωге θ օլищиби ኤхիпсαδо ωնιцеч ኣеյ сεտабуւε рсэжիжፔኆ. Гէгቅпса οчоз и λιча еклէнθтቸռа ешիδаմሯ ለኢլуπовιпо. Кятипс глуወኽщ сло еጫажищижፍռ ψигатрուቿ иֆиղխроβ етуሙև зθላոρесቲ асл ጩሜαቁеጇዴхеլ. ኙтофጢ իрс снеςևняκу εጣዳፒኆչу уπибрθсн σоδеኪθж. Уνοл убиνևቅ ըхащιл οղаጃቮջоձኼሖ βиβе ሎма ወሒ зዪжըጋυዊ аկሑпэφаче хυ гեπаፗемፄ. Уտθደ уσ υδ ዞክоքωчው ኖዩμοж есвюψ кон иσαту. 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La présente étude fait ressortir le destin commun de ces moulins, depuis leur naissance au XVe siècle jusqu’à leur essor industriel du XIXe siècle et à leur disparition en tant qu’usines au XXe premières traces de moulins sur l’Isle et sur la Dronne sont dans les archives des abbayes de la Sauve-Majeure et de Faise. Le grand cartulaire de la Sauve-Majeure signale qu’entre 1079 et 1095 un certain André et son épouse firent donation à l’abbaye de leur alleu et de quatre moulins sur la Dronne. Les moines, pour en jouir en paix, demandèrent confirmation à la vicomtesse de Fronsac qui accepta et ajouta le droit de donation sur toute sa terre. Après sa mort, son fils contesta cet acte puis finit par le confirmer et reçut 40 sous pour lui et 20 pour son des principaux moulins de l’Isle et de la DronneEn 1187, Pierre, vicomte de Castillon, confirma, selon la volonté de son père, le don à perpétuité, à titre d’aumône, des moulins de Lapouyade, à Saint-Médard-de-Guizières, à l’abbaye de Faise, avec tous les droits détenus sur ces églisottes Gironde – Les bords de la Dronne à l’Usine – Collection du GRAHC Groupe de Recherches Archéologiqueset Historiques de CoutrasCes deux mentions des XIe et XIIe siècles ne permettent pas de connaître la nature de l’activité pratiquée par ces moulins. Il faut attendre 1244 pour voir le comte du Périgord construire, peu en amont de Montpon, un port destiné à recevoir les marchandises, au lieudit “Le Port Vieux”. Ce dernier fut remplacé plus tard par un autre port, en amont du premier, le port de Calandre. La situation se dégrada lors de la Guerre de Cent ans. Durant cette période troublée, les riverains construisirent néanmoins des moulins et des barrages sur l’Isle et la Dronne. Pour autant, il fallut attendre la reconstruction du pays, après 1453, pour constater une activité organisée et régulière en ce domaine. À partir de 1466 et pendant une vingtaine d’années, les seigneurs de Fronsac accordèrent des baux à fief nouveau pour la création de moulins Coutras et Sablons sur la Dronne, Abzac, Penot et Laubardemont sur l’Isle. Ainsi, le 21 septembre 1466, vénérable homme Messire Simon Hospitalier, prêtre, archiprêtre de Fronsac, comme procureur de noble et puissant seigneur Joachim Roaud, écuyer, seigneur du Bois Meynard et lors vicomte de la vicomté de Fronsac, eut baillé à fief nouveau selon les fors et coutumes de bourdelois à vénérable personne messire Jean Baussen, prêtre, comme personne privée, par tout tems, est assavoir la moitié de la rivière de l’Ile, devers la Double de Fronsac pour joindre et aprocher faire et accomplir l’écluse et écluzar du moulin de Laubardemont avec cent pas de terre, estant en la dite Double ». Le 18 juin 1471, le même Simon Hospitalier, procureur de Louis de Prie, écuyer, conseiller et chambellan du duc de Guyenne et seigneur de Fronsac, bailla à fief à Antoine Boneau et Johan Coulombs aîné, fils de Jehan Coulomb, tota aquera veilha place deserte par far molins en la terra loc en que viven les aygas alantas venentas, esclusas et desfuitas aux dits molins apartenent et qui apartenir deven et podan en aucuna maneyra enrolas sus universaux apartenansas enteyrament laqueu place de molin es sus la ribaire de lisle en la paropia de Sent Pey d’Absac, propz ladicta egleysa et audesus deu castel avecque certainas terres desertes nécessaires pour l’exercice deusdits molins deserts ». Le Moulin de Penot, également situé à Abzac, fut pris à fief nouveau par Penot Horreyreau d’Odet d’Aydie, seigneur de Lescun, comte de Comminges, vicomte de Fronsac le 28 février 1482. Le moulin de Sablons anciennement appelé Moulin de Turlay, aux Peintures, reçut un bail à fief nouveau, le 3 janvier vallée marquée par l’activité du foulage des textilesAu XVIe siècle, nombre de moulins de la vallée de l’Isle s’ouvrirent au foulage des textiles en même temps qu’à la production de farines. En 1581, l’entretien des écluses, la pêche des colacs esturgeons, l’usage des bourgnes et filets et le foin pour la nourriture des ânes sont mentionnés dans un acte relatif au moulin de Sablons. En 1600, les tenanciers Pierre Turlay et son père reconnurent tenir de François d’Orléans et Anne de Caumont, seigneur et dame de Fronsac, tout icelluy moulin à eau et bled moulant avec ses meules et moulanges, moulin à mailher drapt avec leurs eaulx allantes venantes escluzes desfuites droicts de pescherie sablière entrées issues droicts de servitude pour aller et venir qui est sis et situé en la paroisse des Poinctures sur la rivière de Dronne appellé le moulin de Turlay ». Quelques années après, en 1598, Pierre Turlay dit “du Moulin”, habitant Les Peintures, et Pierre Caillou [ou Chaillou], son gendre, habitant Lagorce, passèrent un contrat avec Guillaume Lamoureux, charpentier, qui promit de refaire une maillerie au-dedans des moulins appelés de Turlay » aux Peintures. Turlay et Chaillou promirent de fournir tous les bois tandis que Lamoureux fut tenu de faire dresser des poulies aux alentours des moulins, de la longueur de 36 aunes de drap, pour faire sécher les draps sortant de l’ près Les églisottes Gironde – Le Bac – Collection du GRAHCSitué plus en amont, le Moulin de Monfourat, sur la Dronne, dont la première mention date du renouvellement d’un bail à fief nouveau du 23 avril 1555, est décrit comme un moulin appelé de Montferrat, avec ses apartenances, chaussée, écluse, pêcherie, gits defoussés, hauts et bas, cours et défuites d’eau devant et derrière, scituées en la paroisse des Eglisottes sur la rivière de Dronnes ». Dans le livre terrier des seigneurs de Fronsac en 1681, une maillerie apparaît icelluy moulin à eau et bled moullands mailherie avec ses eaux allantes et venantes écluzes defouittes meulles moullanges droit de pescherie […] le tout situé en la paroisse des Eglisottes sur la rivière de Dronne appellé le moulin de Maufourat alias de Barraud ». Le Moulin de Coutras, sur la Dronne, tenu en 1600 par Colin Rallion, marchand, Micheu Guynier, marchand, et Jacmes Brisset, couralier [ patron battelier ], est lui aussi équipé d’une maillerie Toutz iceux moulins à bled moulantz et à mailher draps, le tout en ung tenant qui sont assis et sictués sur la rivière de Dronne en la paroisse Sainct Jehan de Coutras appellés antiennement les moulins des Coings, et à présent les moulins de Coutras avecq leurs meules, moulanges, escluzes et deffuictes d’aulx allantes et venentes, comprenant … plus ont reconnu tenir en fiefz la sablière pour servir à prendre cailhou et gravier pour assabler l’escluze du susdit moulins au-dedans une pièce de terre et chaulme qui est en la tenue de la meyteyrie du susdit seigneur et dame […] ». De nombreux textes de cette époque confirment l’importance des chenevières sur les berges des deux rivières, alimentant en matières premières les mailleries des morcellement de la propriété des moulinsÀ de rares exceptions près, tous ces moulins à blé, fondés ou remis en mouvement dans la deuxième moitié du XVe siècle, ont connu un destin commun. Au bout de quelques générations, les héritiers, attachés à conserver des parts du moulin familial en héritage, devinrent propriétaires de portions de moulins toujours plus petites au gré des successions. Le Moulin de Monfourat est significatif de cette évolution le 25 juin 1582, Jean Chaperon, marchand au Chalaure, faisant tant pour lui que pour Maître Samson, Marie et Marthe, ses frère et sœurs » , afferma à Jean Boussier, meunier des Églisottes, tout leur droit, part et cotité des moulins à blé, pêcherie, ilots, et autres appartenances desdits moulins, situés sur la rivière de Dronne appelé le moulin de Malfourat en la paroisse des Eglisottes, montant ledit droit à une quarte partie ». La fratrie se partagea le quart du capital que possédait leur mère, Marie Thévenin bien maigre héritage, difficilement valorisable. Mais l’exemple du Moulin de Penot, sur l’Isle, illustre mieux encore la précarisation des héritiers de possesseurs de moulins les héritiers de Pénot Horreyreau morcelèrent fortement le moulin, en l’espace de trois générations. Par un acte du 21 février 1573 . Pierre et Françoise Vacher, représentés par leur tuteur Jean Vacher le jeune, habitant Coutras ; . Collas Vacher, représenté par son curateur autre Maître Jean Vacher, notaire d’Abzac ; . et Benoite Vacher, faisant sous l’autorité d’autre Maître Jean Vacher, juge de Feyze, son curateur ; [ Il y a donc trois Jean Vacher» distincts présents à l’acte ! ] vendirent à Maurice, Denis et autre Maurice Fellonneau, frères, marchands d’Abzac, […] la douzième partie des moulins, écluses, meules, droits de pêcherie, et eaux allantes et venantes des moulins vulgairement appelés de feu Pénot Horreyreau, situés et assis sur la rivière de l’Isle en la paroisse d’Abzac », tout en précisant qu’il fallait exclure de cette part une vingt-quatrième partie de cette douzième partie qui appartient à Micheau Horreyreau ». [ L’acte précise que les vendeurs étaient les héritiers de feu Raymond Vacher, lequel avait été condamné à verser cette somme aux trois acheteurs par la Cour de Fronsac. Ne pouvant payer les dettes dont ils ont hérité, ils cèdent les droits qu’ils possèdent dans le moulin à leurs créanciers.] Les parts vendues représentaient moins de 8 % de l’ensemble. La vente fut réalisée moyennant la modique somme de 180 livres tournois. Ainsi, Micheau Horreyreau ne possédait plus en 1573 qu’1/24 de 1/12, soit 0,35 %. Mais les quatre héritiers de Raymond Vacher n’étaient guère mieux lotis ils n’avaient chacun que moins de 2 %. Et les acheteurs, au nombre de trois, n’achetèrent chacun que 2,66 % de la propriété du moulin de exemple aussi spectaculaire qu’extrême au début des années 1670, Jean Rallion ne possédait plus que 1/15 des parts sur le Moulin de Coutras. Le 13 avril 1741, Pierre Gros, chamoiseur, époux de Marie Rallion, arrière petite-fille de Jean Rallion, vendit à Moïse Formel, bourgeois de Coutras, la quatorzième partie d’un cinquième d’une quinzième partie des moulins à blé de Coutras », soit à peine 1/1050e du moulin, pour la somme dérisoire de 25 livres. L’indivision des moulins ne pouvait donc qu’engendrer une mauvaise gestion abandonnés, sans soins, ni pour les bâtiments ni pour les ouvrages hydrauliques, les moulins souffrirent de délabrement. En 1669, le Moulin de Saint-Seurin fit l’objet d’une campagne de restauration afin d’accomoder et entretenir lesdits moulins quoy que soit la chaussée et escluze d’iceux a rompeu soudain et à tel point que la force de l’eau a rompeu les fondemants dudit moulin du costé du nord, et le coin qui joint ladite excluse qui est cause a ladite escluse de graves dommaiges ». Dans les années 1750, ce moulin était “en ruine” et “abandonné”.Quand un moulin rencontre une personnalitéLe XVIIIe siècle vit la renaissance des moulins à blé des vallées de l’Isle et de la Dronne. En 1767, la famille Duclion acheta le Moulin de Logerie, alors en fort mauvais état, y entreprit de lourds travaux de réfection et l’équipa de quatre paires de meules. À partir de la fin du XVIIIe siècle, mais surtout depuis le milieu du XIXe siècle, le destin de ces moulins a basculé pour connaître un développement sans précédent. L’essor industriel des moulins de l’Isle et de la Dronne est systématiquement dû à la rencontre d’une personnalité politique ou d’un industriel avec un site reconnu comme propice à une activité de site du Moulin d’Abzac et Roussel de GodervilleAprès sa construction en 1471, le Moulin d’Abzac passa aux mains de la famille Fournier, puis fut acheté en 1662 par Raphaël de Fournel, chevalier, seigneur de Tayac, déjà propriétaire du château d’Abzac. C’est alors que débuta une aventure économique exceptionnelle. Passé par héritage aux mains de la famille Roussel de Goderville en 1763, le moulin fut reconstruit et agrandi pour devenir une importante de GodervilleEn 1793, le conventionnel Gilbert Romme décida d’y implanter une fonderie de canons, projet vite avorté. Vendu comme bien national, puis acheté par la famille Rozier, le site du Moulin d’Abzac vécut au rythme d’une utilisation industrielle continue minoterie, rizerie, huilerie, puis à partir de 1928, cartonnerie spécialisée dans la fabrication de mandrins pour la papeterie et de fûts en kraft pour la Moulin d’Abzac – Coll. d’AngladeLa papeterie de Monfourat et Auguste VorsterEn 1765, le Moulin de Monfourat était équipé de quatre paires de meules et de deux foulons à draps avec des étendoirs et un pressoir à huile. Il fut vendu en 1812 par les frères Frichou à François Lartigue et Jean Vidal, négociants de Coutras. Les propriétaires n’ayant pu tenir leurs engagements financiers, le moulin fut saisi, le 18 septembre 1827, et adjugé, le 10 juillet 1829, à Jean Eygreteau et Jean Peletingeas. C’est en 1830 que se situe le projet de l’exploitation d’une papeterie mécanique à Monfourat. Quelques riches négociants bordelais décidèrent de se lancer dans cette entreprise un marché important existait pour l’exportation de papier vers les républiques d’Amérique latine. Le 29 septembre 1832, José Maria Aguirre Vengoa acheta une moitié du Moulin de Monfourat, puis l’autre moitié le 7 octobre de la même année. Le 13 septembre 1835, la société anonyme de la “Compagnie de la papeterie mécanique de Monfourat” fut autorisée par ordonnance royale, mais l’exploitation fut laborieuse en raison de problèmes techniques et financiers. La société fut dissoute en Jules Victor VorsterC’est alors qu’Auguste Jules Victor Vorster, papetier d’origine allemande, décida d’affermer cette papeterie devenue vétuste. De 1849 à 1853, la papeterie fut à nouveau exploitée, réparée et améliorée. Inaugurée en 1852, la ligne de chemin de fer Bordeaux-Paris passait à proximité de Monfourat. Ce fut la chance de la papeterie. Auguste Vorster décéda en 1865 après un court intermède assuré par ses deux fils, la direction de l’usine échut à la veuve Vorster. Ainsi, jusqu’en 1883, la famille Vorster participa au développement de la papeterie de Monfourat. Le moulin fut alors acheté par Georges Legrand qui le reconstruisit et le modernisa. Empreint de paternalisme, soucieux de la qualité de vie de ses ouvriers, Legrand créa une cité ouvrière, une coopérative et une caisse de sécurité sociale. En 1906, la papeterie passa aux mains de la famille et du groupe Navarre et connut encore de belles heures de gloire. Victime de la mondialisation, l’usine ferma ses portes en générale des Usines à Papiers de Monfourat – Prise des bords de la Dronne près Les églisottes GirondeHuilerie de Laubardemont et CalvéLe 27 avril 1808, Jean-Antoine Chaumeil, originaire de Clairac, acheta le château, les terres et le Moulin de Laubardemont. En 1841, Chaumeil, dit l’oncle», étant mort sans héritier, son héritage passa à son neveu, Jean-Joseph Chaumeil. Celui-ci organisa, à grande échelle, l’exploitation du Moulin de Laubardemont. Du point de vue industriel et commercial, l’usine de Laubardemont était pourvue d’une excellente organisation. Cette minoterie était composée de neuf coursiers sur lesquels évoluaient autant de paires de meules activées par des rouets à cuve. Aux deux étages supérieurs étaient installés des nettoyeurs de grains, des bluteries et une étuve à vis d’Archimède tournante, laquelle causa un violent incendie qui détruisit l’usine en janvier 1850. Le moulin fut immédiatement reconstruit, remis en marche et agrandi. Année après année, le moulin ne cessa d’être amélioré par ajouts de turbines, de machines à vapeur et d’autres éléments de technologie moderne jusqu’à atteindre une production de quatre tonnes de farine à l’ de Laubardemont Facture avec en-tête figurant l’Exposition de Bordeaux de 1859 et 1865 cf aussi la photo de la dernière de couvertureUn incendie détruisit à nouveau la minoterie de Laubardemont le 21 juin 1893. Lui succéda une huilerie créée par Emmanuel Calvé. Les arachides que l’établissement employait provenaient du Sénégal. L’origine de cette industrie et du commerce des arachides en Gironde est étroitement liée au naufrage de la frégate La Méduse», qui inspira le célèbre tableau Le Radeau de La Méduse» de Théodore Géricault. En effet, le 2 juillet 1816, La Méduse, transportant une mission au Sénégal, s’échoua sur le banc d’Arguin, à proximité de la côte sénégalaise. Un jeune médecin de Marine s’était, comme les autres passagers, réfugié sur le radeau historique. Ayant oublié sa montre, précieux cadeau de sa mère, il remonta à bord du bâtiment. Le radeau s’étant entre temps éloigné, le jeune homme sauta dans un petit canot jugé inutilisable par les naufragés et put ainsi gagner la côte. C’est ainsi que Victor Calvé débarqua au Sénégal. La perspective des profits qu’il pouvait tirer de la transformation des arachides lui apparut immédiatement, au point d’appeler ses frères pour en organiser le commerce. Telle fut l’origine de la Maison Calvé Frères. En 1934, l’usine traitait jusqu’à 73 000 tonnes d’arachide par an grâce à 450 salariés et bateliers. L’établissement ferma progressivement ses portes à partir de extérieure de l’Huilerie de Laubardemont devenue Maison Calvé frèresCoutras – Huilerie de Laubardemont devenue Maison Calvé frères – Salle des presses N°2L’aciérie de Saint-Seurin et William James JacksonPropriété de la famille des seigneurs de Saint-Seurin-sur-l’Isle, les Lageard, le moulin était en ruine à la fin du XVIIIe siècle. Ce moulin, équipé de six meules, fut racheté en 1835 par Durand-Monbrun, qui reconstruisit le moulin alors abandonné. Il implanta le barrage déversoir à son emplacement actuel. La chute d’eau alimenta dorénavant des roues à aubes et des meules à blé. Le barrage fut achevé en 1839. En 1850, William James Jackson acheta le moulin. Son projet était des plus audacieux il envisageait de dépasser son concurrent des forges de Coly, au Pizou Dordogne, et de traiter les fontes périgourdines afin de fabriquer de l’acier fondu en creuset, tout en se réservant la possibilité d’améliorer le procédé. Son projet fut soumis à l’administration centrale et fut étudié par le service hydraulique. Il fallut aménager la chute, édifier des bâtiments nouveaux, obtenir des autorisations, vaincre des résistances locales, réunir des capitaux et amener une main-d’œuvre spécialisée. C’est vers Napoléon III que se tourna l’industriel. Un décret de 1851 autorisa la création de l’usine. Un prêt de l’État à Jackson de 1 200 000 francs fut employé à la construction d’un atelier très complet pour la fabrication des ressorts et pour l’érection d’une forge pour le laminage des lingots d’ James Jackson – 1855Intérieur de l’aciérie JacksonLe charbon fut importé d’Angleterre et remonté par les chalands aux abords immédiats de l’usine. Tandis que se poursuivait la construction des ateliers, des hauts fourneaux, des cubilots, Jackson édifia un vaste immeuble destiné au logement collectif des ouvriers et à l’installation des bureaux. Il importa aussi les savoir-faire nécessaires à cet établissement sidérurgique. Les ouvriers, d’origine anglaise, alsacienne, hollandaise et allemande firent passer la population de Saint-Seurin de 614 habitants en 1851 à 1080 dix ans plus tard. Le complément de main-d’œuvre non qualifiée fut choisi parmi les paysans et artisans de Saint-Seurin. L’aciérie fonctionna idéalement William Jackson, concessionnaire de Bessemer, introduisit le premier en France la fabrication de l’acier au générale de l’Usine de Saint Seurin-sur-l’IsleLa production maximum d’acier atteignit 18 000 tonnes. Les produits finis, poinçonnés acier Jackson, consistaient en ressorts, cœurs d’aiguillage de chemin de fer ou encore plaques de blindage et canons. En 1869, le prix des matières premières étant trop élevé, les portes de l’usine fermèrent. L’activité fut transplantée à Imphy et à de caoutchouc de Reyreau et Maurice BaudouVers 1906 germa dans l’esprit entreprenant d’Antoine Baudou, distillateur en Charente-Maritime, l’idée de créer une industrie du caoutchouc sur les rives de la Dronne. La force hydraulique à disposition et les dynamiques industrielles, amenèrent Antoine Baudou à rechercher de nouveaux domaines d’application du caoutchouc. Très vite, l’idée prit forme et la décision suivit après qu’Antoine Baudou eut consulté un spécialiste de l’industrie du Les églisottes Gironde – Avenue de l’Usine à papiers de Monfourat – Sortie des ouvriersEn 1908, son fils Maurice Baudou, qui se passionnait pour l’affaire au point d’en devenir l’animateur et le véritable fondateur, l’assista dans ses premiers projets d’installation et de fabrication, et en 1910 un ingénieur conseil vint de Paris pour achever la mise au point de l’établissement. Les “grandes usines de la sirène” étaient nées, implantées dans le moulin de Reyreau aux Églisottes. Leur publicité fut confiée au célèbre affichiste 1910, Baudou débuta la fabrication des pneus de vélo, des boyaux et des chambres à air. En 1915, il se spécialisa dans le pneu increvable pour vélos et motos légères, production qui connut rapidement une vogue auprès de ceux que rebutaient les crevaisons alors fréquentes. En 1935, la gamme de production des bandages increvables équipa les matériels agricoles et industriels, ainsi que ceux de l’armée. L’Increvable Baudou étendit sa renommée aux marchés c’est en 1936 que l’usine développa une innovation marquante. Ce fut le grand départ de la botte en caoutchouc, moulée d’une pièce grâce à un procédé – utilisé encore aujourd’hui – nourri de nombreux perfectionnements techniques. Le succès dépassa rapidement les espérances et vint couronner tous les efforts la botte moulée, pratique et robuste, conquit, à une allure record, le marché français. Cette nouvelle orientation fera de Baudou, en quelques années, le premier producteur de bottes 1453, les nouveaux seigneurs de Fronsac firent le choix du développement économique de leur seigneurie en favorisant la reprise et la création de moulins sur l’Isle et sur la Dronne. Ces choix d’il y a 550 ans ont conduit les sites retenus pour l’implantation de ces moulins à devenir les sites du développement industriel. Aujourd’hui encore, le site du Moulin d’Abzac abrite le siège et l’usine d’Abzac SA. La cartonnerie Smurfit est implantée à proximité immédiate du site du Moulin de Camps. L’usine AMCOR-Flexibles occupe le site du Moulin de Saint-Seurin-sur-l’Isle tandis que l’usine Baudou est toujours présente aux Églisottes-et-Chalaures. Mais bien plus encore, ces moulins furent le creuset d’innovations technologiques majeures au cours de la Révolution industrielle acier en coulée continue par Jackson à Saint-Seurin-sur-l’Isle ; obtention d’une qualité de papier sans précédent à Monfourat à l’époque de Vorster, Legrand et Navarre ; plus grande minoterie de France, puis huilerie avec 450 employés pour le Moulin de Laubardemont ; épopée de la fabrication d’objets en caoutchouc créant 1500 emplois au moulin de Reyreau aux Églisottes. Il est remarquable que les choix effectués par les seigneurs du XVe siècle aient déterminé en grande partie le développement économique des vallées de l’Isle et de la Dronne à l’époque contemporaine. L’étude approfondie de l’histoire et du destin de ces moulins, ici simplement ébauchée, mériterait sans doute qu’on s’y arrête publicitaire de LA SIRÈNE BAUDOU », pour les pneus et le vélo BAUDOUDavid Redon Président du Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Coutras GRAHCPhilippe Rallion Membre du Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Coutras GRAHCLe texte de cet article est un extrait de l’ouvrage des Archives départementales de Gironde, Coeur des Moulins », édité par Ausonius Éditions cf dans ce numéro MdM 77 p32 et contenant de nombreuses références bibliographiques. Les illustrations sont beaucoup plus nombreuses que dans le texte original. Sauf précision dans le texte, les illustrations appartiennent à la collection des dans Le Monde des Moulins n°77 – juillet 2021 Nombre de vues 531
Publié le 24/07/2015 à 0353 , mis à jour à 0812 En attendant la fête locale du 15-Août, c'est le traditionnel vide-greniers du foyer des Trois-Seigneurs qui va animer le village ce dimanche. Il se tiendra sur la place de la Mairie, toute la journée, avec, comme d'habitude, tombola et rafraîchissements. Réservations au 05 61 05 80 52. Et le samedi 1er août, c'est l'association des Amis de la vallée de la Courbière AAVC qui prend le relais avec un jeu de piste pour mieux découvrir les quatre villages de la vallée Rabat-les-Trois-Seigneurs et Gourbit le matin, où aura lieu le pique-nique sorti du sac ; Banat et Surba l'après-midi avec le deuxième carnet de route pour découvrir les différentes énigmes. Après la proclamation des résultats, à 19 heures, tous les participants sont conviés au repas des adhérents de l'AAVC. Renseignements et inscriptions avant le 25 juillet au 05 61 05 94 84 ou par mail, Infos Pratiques Date 26 juil. au 26 juil.
HISTOIRE D’UN VILLAGE SANS HISTOIRE IV EPISODE LES SEIGNEURS ET LA SEIGNEURIE DE NELLE Nous avons reproduit plus haut toute la lettre de M. Berthier à M. de la Forest ; une note jointe au dossier de cette correspondance estimait à dix mille livres environ, en 1782, le revenu annuel de la terre de NELLE et disait que ce revenu n’était pas à sa valeur, était susceptible d’une grande augmentation au renouvellement de bail. Nous extrayons de cette note les passages suivants qui renferment une description très intéressante du château de NELLE, et de ses dépendances et agréments. Le château est bâty en forme équaire et construit tout en pierre de taille ; il y a au plus 35 ans qu’il est bâty 1. Il contient 14 appartements de maîtres et 25 lits de domestiques. Il y a une très jolie cour, une très belle terrasse de jardin et un petit bois. Un jardin légumier au-dessous de la basse cour et un autre jardin légumier dans lequel est une pièce d’eau vive bien empoissonnée. Une garenne de huit arpents louée avec le château. Une très belle basse cour avec plusieurs remises, granges, greniers et écuries pour au moins 35 chevaux. Bien bâty, en bon état. La chasse est très étendue ; il y a surtout beaucoup de lièvres, de perdrix rouges et de faisans. La rivière du Sausseron qui passe presque au pied du château fournit d’excellents poissons tels que carpes, anguilles, truites bien saumonées. Des prairies superbes vis-à-vis du château et arrosées par la rivière, dont il est question ci-dessus, forment une espèce de jardin anglois dont on pourrait à peu de frais tirer un party très agréable. Cette terre a four, moulin et pressoir banal compris dans le bail du sieur Péron. Elle relève en partie de Mgr le prince de Conty, en partie de Mr le président Molé et pour sa justice, de Mr le comte de Balincourt. Elle ne doit en cas de vente, que l’année du revenu, et seulement pour la justice un éperon d’or à Mr le comte de Balincourt. Eglise fort jolie près du château ; 300 à 400 feux. La rédaction de ce petit papier, qui sort vraisemblablement de l’officine du tabellion du seigneur, a des tours de réclame qu’on est étonné de rencontrer dans le bon vieux temps. Une très jolie cour, une très belle basse cour, une très belle terrasse, des perdrix et des faisans en abondance, des prairies superbes c’est dans l’une d’elle qu’atterrit le GRAND GLOBE, un jardin à l’anglois, une église fort jolie, d’innombrables truites non pas simplement saumonées mais bien saumonées, tirant avec nonchalance des coupes sentimentales dans les eaux fraîches du Sausseron ; tout cela n’est-il pas merveilleux et irrésistible ? Cette affiche d’autrefois, amorce alléchante et trompeuse, jetée aux naïfs goujons de l’Ancien Régime ne ressemble-t-elle pas, à s’y méprendre aux fallacieux et pompeux boniments dont nos ingénieux contemporains, à l’instar des américains, sont devenus si prodigues et si fiers. Les seigneurs de NELLE jouissaient des droits 2 de haute, moyenne et basse justice, dont ils confiaient l’exercice à des fonctionnaires nommés par eux et institués par le président lieutenant général du bailliage royal de Pontoise. L’institution judiciaire d’une seigneurie rurale s’appelait une prévôté. En général, toutes les justices seigneuriales, dites justices subalternes, avaient, dans l’Ile de France, la même organisation. Elles se composaient d’un prévôt ou bailli, choisi parmi les procureurs et avocats du bailliage royal d’où ressortissait la seigneurie ; d’un procureur fiscal, d’un greffier, tabellion ou notaire et d’un sergent ou huissier. Tous ces fonctionnaires étaient nommés par les seigneurs. Le prévôt qui exerçait à NELLE en 1783, Me Potel, avocat au parlement et au bailliage de Pontoise, y résidant, cumulait ces fonctions avec celles de bailli de l’Isle-Adam. Nous connaissons ses énergiques ordonnances sur les questions alimentaires. Il se transportait, à cheval, en l’auditoire de NELLE, une à deux fois par mois, selon le besoin, généralement le jeudi pour y rendre la justice. Il avait été nommé à cette charge, en l’année 1774, par Rosalie de Coeuret alors dame de NELLE. Le brevet de son office était conçu dans les termes des brevets accordés par le roy aux fonctionnaires des bailliages royaux. En voici le texte Nous Rosalie de Coeuret, veuve de Messire François Testu de Balincourt, à son décès chevalier seigneur de NELLE, Verville, Hédouville et autres lieux, lieutenant général des armées du Roy, commandeur de l’ordre royal et militaire de St-Louis, gouverneur de St-Venant, dame des haute, moyenne et basse justices des terres et seigneuries de NELLE, Verville, fiefs en dépendant et autres lieux. A tous ceux qui les présentes verront, salut. Sur le bon et louable rapport qui nous a été fait de la personne de Charles Antoine Potel, avocat en parlement, de ses suffisantes capacité et expérience en fait de judicature, de ses bonnes vies et mœurs, profession de religion catholique apostolique et romaine ; à ces causes et à autres à ce nous mouvant, nous lui avons donné et octroyé l’état et office de prévôt et juge de nos dites terres et seigneuries de NELLE, Verville et fiefs en dépendant, terroir et dis… desdites terres, pour enjouir par ledit Me Potel, tant qu’il nous plaira à compter de ce jour, ainsi qu’en ont joui les prédécesseurs pourvus dudit état et office, aux honneurs, droits, rangs privilèges profitst et émoluments y attribués à la charge par ledit sieur Potel de sisic faire recevoir par devant qu’il appartiendra, si besoin est ; mandons aux autres officiers de notre dite prévôté de le reconnaître et de lui obéir, et à tous nos vassaux et justiciables de lui entendre et obéir en toutes choses concernant ledit état et office. En témoins de quoy nous avons signé ces présentes et à icelles fait apposer le cachet de nos armes Donné à Nelle en notre château et hôtel seigneurial Le 25 mars 1774 Coeuret de Balincourt Et en bas est écrit A tous ceux qui les présentes lettres verront, salut ! Jacques de Monthiers, lieutenant général, etc… vu la requête du sieur Potel à l’effet d’être nommé à l’office ci-dessus… tout vu et considéré…le recevons à l’office susdit… Ce fait en présence de MM de Monthiers et le Tavernier conseillers au bailliage, avons reçu le serment dudit Potel, Donné à Pontoise en la chambre du Conseil le 8 juin 1774 De Monthiers Reçu 30 sols pour le contrôle du greffe et 2 sols sur les époux Vitry Les autres officiers de justice de la seigneurie de Nelle, porteurs de semblables brevets étaient en 1783 Mr François Lesage procureur ès siège royaux de Pontoise, procureur fiscal Mr Cailleux notaire à Enery, résident à Hérouville, garde notes Me Jacques Robert Mesnier résident à Pontoise sergent et huissier. C’était là tout le personnel judiciaire de la seigneurie de Nelle ; nous aurons l’occasion de le retrouver dans les chapitres qui vont suivre… 1 Il n’est parlé dans cette pièce que du château neuf bâti vers 1748. Il existait, en outre, à NELLE en 1783, un vieux château en ruines, qui fut avec le neuf vendu à la bande noire et démoli au commencement du 19ème siècle. 2 Droit Seigneurial Les seigneurs ne jugeaient plus eux-mêmes, ils déléguaient cette tâche peu lucrative à des baillis. En général gens assez ignorants, cette place pouvait être occupée par des paysans, des sergents ou des notaires. Elle pouvait se rendre au cabaret, dans l’ambiance du vin. Mais depuis très longtemps le Roy essayait de supplanter la justice seigneuriale par la justice royale. A la fin de l’Ancien Régime, les seigneurs n’avaient le droit de rendre leur justice que pour des procès de minime importance. Propos recueillis par Jean Deschamps
Dobermann Chiots nés le 12/05/2022 disponible à partir du 08/07/2022 Les chiots Mâle Noir & Feu LOF Chiots n° chiens-de-france 1681533 Mâle vendu Mâle Noir & Feu LOF Chiots n° chiens-de-france 1681534 Mâle vendu Mâle NOIR & FEU LOF Chiots n° chiens-de-france 1681535 Mâle vendu Mâle NOIR & FEU LOF Chiots n° chiens-de-france 1681536 Mâle vendu Mâle NOIR & FEU LOF Chiots n° chiens-de-france 1681537 Mâle vendu Mâle NOIR & FEU LOF Chiots n° chiens-de-france 1681538 Mâle vendu Mâle NOIR & FEU LOF Chiots n° chiens-de-france 1681539 Mâle vendu Mâle NOIR & FEU LOF Chiots n° chiens-de-france 1681540 Mâle vendu Mâle NOIR & FEU LOF Chiots n° chiens-de-france 1681541 Mâle réservé Femelle Noire & Feu LOF Chiots n° chiens-de-france 1681542 Femelle vendue Femelle NOIRE & FEU LOF Chiots n° chiens-de-france 1681543 Femelle réservée Mâle Noir & feu LOF Chiots n° chiens-de-france 1681658 Mâle vendu Informations sur la portée Grosse portée de jolis chiots dobermanns LOF noir & feu proposés pour départ le 8 juillet 2022. vaccinés. déparasités. micropucés. certificat vétérinaire de cession. kit chiot complet. conseils d'entretien et d'éducation. choix du prénom en "T". assurés au départ. suivi régulier pendant la réservation et après cession. livraison à domicile en supplément sur France métropolitaine me demander. facilités de paiement en 3 x et chèques acceptés à la réservation réservation 600 euros. parents présents et visibles dépistés lignées WW Champions. gros gabarits. belle rusticité. caractères très équilibrés. non catégorisé. coût d'entretien annuel moyen pour un dobermann 1 600 euros. vie en appartement très déconseillée. espace extérieur conseillé 1 000 m2. présence active et régulière du maître nécessaire les 15 premiers moisPrix 2 300 euros le chiot LOF queue écourtée en supplémentPour tout renseignement me contacterLes Seigneurs de la Vallée de l'IsleManuel Diastél. 06 44 30 44 53courriel sviwebdog Les parents Affixe des Seigneurs de la Vallée de l'Isle Race Dobermann Annonce créée le 22/05/2022 Portée inscrite sur un livre des origines ? Oui Date de naissance 12/05/2022 Mâle 10 Femelle 2 Siren 481750230 Siret Vérifié Identification de la mère Puce 250268732742391
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